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Cryptomonnaies et impôts : ce que vous devez déclarer en France (2025)

Main tendant une pièce de Bitcoin en direction d’un fonctionnaire flou en arrière-plan, symbolisant la déclaration fiscale des cryptomonnaies.Ah, les cryptos… l’argent du futur, les rendements à trois chiffres, la liberté financière. Et puis soudain : les impôts. L’administration fiscale. Le formulaire 3916. BAM, retour à la réalité.Ne paniquez pas. Vous n’êtes pas le premier à tomber de votre chaise en découvrant qu’un swap ETH → USDT ne déclenche pas l’Apocalypse… mais qu’acheter une baguette avec un peu de Bitcoin, *ça*, par contre, ça se déclare.Voici donc ce qu’il faut savoir pour ne pas finir dans une cave du fisc, ni devoir vendre votre Ledger à la brocante.

Pourquoi déclarer ses cryptos ?

Parce que c’est la loi. Et parce qu’en France, quand il y a une loi, il y a un formulaire. Et quand il y a un formulaire, il y a une amende pour ceux qui ne le remplissent pas.

Depuis 2019, si vous avez des cryptos, vous devez déclarer certains trucs. Même si vous n’avez rien vendu. Même si vous êtes à découvert. Même si vous êtes Bélier ascendant Sagittaire.

Le fameux formulaire 3916-BIS

Vous avez un compte sur Binance ? Kraken ? KuCoin ? Bravo, vous êtes moderne. Maintenant, déclarez-le avec le formulaire 3916-BIS, sinon c’est 1 500 € d’amende par compte. Et 3 000 si c’est un compte de type “caché dans un coin de l’Internet moldave”.

À déclarer :

  • Les plateformes non françaises (Binance, Bybit, etc.)
  • Les comptes que vous avez créés par curiosité puis oubliés
  • Les comptes fermés dans l’année (oui, même ceux-là)

Pas à déclarer :

  • Ledger, Trezor, Metamask (si auto-gérés)
  • Plateformes françaises comme Coinhouse
  • Le portefeuille d’un pote qu’on regarde de loin, sans jamais rien toucher

Et les plus-values alors ?

Là c’est simple : vous avez vendu des cryptos contre de l’euro, vous déclarez la plus-value. Même si vous avez tout cramé en NFT de grenouille blasée.

Flat tax : 30 % (12,8 % impôt + 17,2 % cotisations sociales). C’est direct. C’est net. C’est propre. Pas de négociation possible, sauf si vous êtes ministre des Finances (et encore).

Mais j’ai juste échangé contre du stablecoin ?

Pas de panique : échanger du BTC contre de l’USDT, ça ne déclenche pas la taxe. Tant que vous restez dans le bac à sable des cryptos (même avec des pièces qui s’appellent “euro”), vous êtes tranquille.

Par contre, le jour où vous passez en fiat (euros), là, c’est feu d’artifice fiscal. Et ça rigole pas.

Et comment on calcule la plus-value, m’sieur ?

La France utilise une méthode très subtile, très élégante, et surtout très incompréhensible. Mais on va simplifier :

plus-value = prix de vente x (prix d'achat global / valeur totale du portefeuille)

Et si vous n’avez pas suivi, il y a Waltio, Koinly, ou un cousin ingénieur qui peut vous faire un Excel de l’espace.

Staking, farming, airdrops : c’est cadeau ?

Non. Enfin, si. Mais non. Les revenus passifs, c’est comme le vin rouge : ça fait plaisir, mais ça se déclare.

Le fisc peut considérer vos gains comme des BNC (bénéfices non commerciaux). Si vous touchez quelques euros de staking de temps en temps, ça passe. Si vous farmez 5 plateformes et recevez des airdrops de 1 200 €, ça commence à sentir la déclaration oubliée.

  • Staking ➜ à déclarer selon le volume
  • Farming ➜ idem
  • Airdrops ➜ déclarables s’ils ont une valeur connue et exploitable

Checklist finale (pour ceux qui veulent cocher des cases)

  • ✅ J’ai utilisé Binance ou une autre plateforme étrangère ➜ formulaire 3916-BIS
  • ✅ J’ai vendu mes cryptos contre des euros ➜ déclaration des plus-values
  • ✅ J’ai touché du staking / farming ➜ BNC potentiels
  • ✅ J’ai perdu de l’argent ➜ ça se déclare aussi (et peut se déduire !)

Conclusion

Oui, c’est lourd. Oui, c’est flou. Oui, c’est la France. Mais une chose est sûre : mieux vaut déclarer un peu trop que pas du tout. Et surtout, **ne rien faire** parce que « j’savais pas », ça passe moyen à Bercy.

Alors rangez vos memes de chien avec un cigare, ouvrez impots.gouv.fr, et faites ce que vous pouvez. On ne vous demande pas d’être expert, juste de ne pas jouer à cache-cache avec l’État.

Disclaimer : Les informations fournies dans cet article ont un but exclusivement informatif et pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas un conseil fiscal, juridique ou financier personnalisé. Chaque situation étant unique, nous vous recommandons de consulter un professionnel agréé (expert-comptable, avocat fiscaliste) pour toute décision relative à la déclaration ou à la fiscalité de vos actifs numériques.

Sources officielles (parce que bon, je les ai pas inventées)

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