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MultiversX (ex-Elrond) : un outsider ambitieux dans la guerre des blockchains

Perspective futuriste style Tron menant à un smartphone affichant le logo MultiversX sur une grille lumineuse néon bleueDepuis plusieurs années, l’écosystème blockchain ressemble à une véritable course à l’armement technologique. Ethereum règne en pionnier incontesté, Solana joue la carte de la vitesse et des frais réduits, Avalanche et Near misent sur la modularité… et au milieu de cette bataille mondiale, un acteur européen tente de tracer sa propre route : MultiversX, anciennement connu sous le nom d’Elrond.

Créé en 2019, le projet se distingue par une ambition claire : offrir une infrastructure blockchain rapide, scalable et accessible au grand public. Mais en 2022, les fondateurs opèrent un virage stratégique majeur : Elrond devient MultiversX, une nouvelle identité tournée vers le Web3 social, la finance et le métavers.
Un choix audacieux, mais qui pose question : ce pari du métavers, annoncé en pleine fin de bullrun, n’est-il pas arrivé trop tôt, à contre-courant de la conjoncture ?

Car derrière les promesses de “super-app” (xPortal), d’écosystème intégré (xExchange, xMoney) et de solutions métavers, se cache une réalité implacable : en crypto, le timing est tout.
Si MultiversX a parfois donné l’impression de vouloir courir plus vite que le marché, la force de sa communauté et la solidité de sa technologie pourraient bien lui offrir une seconde chance dans le cycle actuel.

1. De Elrond à MultiversX : un changement de peau ambitieux

Le projet Elrond naît en 2017 et lance son mainnet en 2020, avec une promesse claire : bâtir une blockchain capable de rivaliser avec Ethereum grâce à sa vitesse et sa scalabilité. Les fondateurs — Benjamin et Lucian Mincu, aux côtés de Lucian Todea — s’entourent vite d’une communauté fidèle, séduite par une technologie innovante (notamment le sharding adaptatif) et une identité forte : Elrond, clin d’œil à l’univers du Seigneur des Anneaux, évoquait l’idée d’un royaume solide et visionnaire.

Le changement de dimension

Mais en novembre 2022, en pleine transition du marché crypto vers un bear market, l’équipe frappe un grand coup : Elrond devient MultiversX.
Ce rebranding, annoncé à Paris lors d’un grand événement, marque une inflexion stratégique : passer d’une blockchain “classique” à une infrastructure complète du Web3, avec trois piliers annoncés :

  • xPortal (super-app mêlant wallet, chat, finance et identité numérique),

  • xExchange (ancien Maiar DEX, plateforme DeFi native),

  • xWorlds (un écosystème métavers en préparation).

Ce choix n’arrive pas par hasard. Quelques mois plus tôt, en octobre 2021, Mark Zuckerberg annonçait la transformation de Facebook en Meta, pariant tout sur le futur du métavers. Dans l’euphorie du bullrun 2021, beaucoup d’acteurs (grands groupes comme startups blockchain) ont voulu surfer sur cette vague. Elrond n’a pas fait exception : son virage vers MultiversX s’inscrivait dans cette dynamique où “le futur des réseaux sociaux et de l’Internet” devait passer par le métavers.

👉 Le problème ?
Au moment où MultiversX officialise son changement de cap, la hype du métavers est déjà retombée. Les NFT se sont effondrés, Meta accumule des pertes colossales dans sa division Reality Labs, et le marché crypto entre dans l’hiver. Résultat : ce qui aurait pu être perçu comme une vision d’avant-garde a parfois été jugé comme un pari mal calibré dans le temps.

Pour autant, le projet ne s’est pas effondré. Le rebranding a permis de repositionner Elrond sous une marque plus moderne, plus large et moins “geek”, en cohérence avec une stratégie européenne tournée vers l’adoption grand public. Si le métavers n’a pas décollé comme prévu, MultiversX a continué de développer ses briques clés (xPortal, xExchange, xMoney), montrant qu’il ne s’agissait pas d’un simple effet d’annonce.

2. Une technologie pensée pour la vitesse et la scalabilité

Là où beaucoup de blockchains se sont contentées de copier Ethereum en améliorant quelques paramètres (frais réduits, plus de transactions par seconde), MultiversX a choisi une approche plus ambitieuse : repousser les limites de la scalabilité dès la conception.

Le sharding adaptatif

MultiversX repose sur un système de sharding adaptatif, une innovation majeure introduite dès ses débuts.

  • Le principe : diviser le réseau en plusieurs fragments (shards), chacun capable de traiter ses propres transactions et smart contracts.

  • L’adaptatif : la répartition des shards peut évoluer dynamiquement en fonction de la charge du réseau.

👉 Résultat : une capacité théorique de 100 000 transactions par seconde (TPS), bien au-delà des 15 TPS d’Ethereum 1.0 et comparable aux ambitions de Solana.

Le consensus Secure Proof of Stake (SPoS)

Pour sécuriser son réseau, MultiversX a développé un consensus maison : le SPoS (Secure Proof of Stake).

  • Les validateurs sont sélectionnés de façon aléatoire, mais rapide et efficace, ce qui réduit considérablement le temps de validation.

  • Le système est pensé pour être éco-friendly, car il ne nécessite pas la consommation énergétique massive du Proof of Work (comme Bitcoin).

  • Temps de bloc : environ 6 secondes, avec finalité quasi instantanée.

Une machine virtuelle avancée (WASM)

Contrairement à Ethereum qui utilise l’EVM (Ethereum Virtual Machine), MultiversX s’appuie sur une VM basée sur WebAssembly (WASM).

  • Plus flexible et performante, elle permet aux développeurs d’écrire des smart contracts dans des langages variés (Rust, C, C++…).

  • Objectif : attirer des développeurs au-delà du cercle restreint Solidity/Ethereum.

Comparaison rapide avec les concurrents

  • Ethereum : leader historique, mais limité par sa lenteur et ses frais (même si Ethereum 2.0 + rollups changent la donne).

  • Solana : vitrine de la vitesse brute (65 000 TPS théoriques), mais critiquée pour sa centralisation et ses pannes répétées.

  • Avalanche : mise sur un système de sous-réseaux modulaires, performant mais complexe à appréhender.

  • MultiversX : cherche un équilibre entre performance, sécurité et simplicité d’utilisation grâce à son trépied (sharding + SPoS + VM).

En résumé

MultiversX n’est pas juste une “Ethereum killer” de plus. C’est une blockchain qui a pensé dès le départ l’échelle mondiale, avec une approche scalable, rapide et orientée développeurs.

3. L’écosystème MultiversX : plus qu’une blockchain, une super-app

Si la plupart des blockchains se concentrent sur la partie “infrastructure”, MultiversX a choisi une approche différente : construire dès le départ un écosystème complet, pensé pour être utilisé par le grand public.

xPortal : la super-app européenne

Anciennement Maiar App, xPortal est le wallet phare de MultiversX, mais bien plus qu’un simple portefeuille crypto :

  • Gestion des cryptos (achat, envoi, staking).

  • Paiements simplifiés (QR code, contact list).

  • Intégration d’une identité numérique.

  • Ajout de fonctionnalités sociales (chat, avatars 3D, profils personnalisés).

  • Passerelle vers la DeFi, les NFT et les futurs métavers.

👉 Objectif : devenir une super-app crypto européenne, à la WeChat, mais sans centralisation abusive.

xExchange : la finance décentralisée native

Ex-Maiar DEX, xExchange est la plateforme DeFi intégrée à l’écosystème MultiversX.

  • Swap de tokens à frais réduits.

  • Yield farming et staking.

  • Gouvernance participative.

  • Expérience fluide, intégrée directement à xPortal.

👉 Atout majeur : pas besoin de jongler avec Metamask ou une interface complexe → tout est plug-and-play.

xMoney : la révolution des paiements crypto

Issue de l’acquisition d’Utrust, xMoney vise à démocratiser les paiements en crypto pour les e-commerces.

  • Plug-in simple pour les marchands.

  • Conversion instantanée en monnaie fiat pour éviter la volatilité.

  • Intégration prévue dans xPortal pour des paiements fluides IRL.

👉 Ambition : faire de MultiversX une infrastructure de paiement du quotidien.

xWorlds : l’ouverture vers le métavers

Annonce phare du rebranding en 2022 : un univers virtuel (toujours en développement) qui devait incarner la vision “metaverse-ready” de MultiversX.

  • Avatars 3D intégrés à xPortal.

  • Passerelles NFT → gaming et expériences sociales.

  • Défis : l’adoption du métavers reste faible en 2025, mais la brique existe.

Partenariats & initiatives

MultiversX a multiplié les collaborations :

  • Huawei Cloud → infrastructure cloud pour renforcer la sécurité et la scalabilité.

  • Ledger → intégration des wallets hardware.

  • Projets NFT et gaming lancés sur son écosystème (ex. Cantina Royale).

En résumé

L’écosystème MultiversX se distingue par sa complétude. Là où d’autres blockchains offrent l’infrastructure et laissent les développeurs bâtir dessus, MultiversX propose déjà un ensemble cohérent de services (finance, paiement, social, métavers).
Un pari osé : séduire non seulement les développeurs… mais aussi monsieur tout-le-monde.

4. EGLD : le cœur battant de MultiversX

Illustration hyperréaliste en 4K représentant la galaxie MultiversX, avec le logo X au centre et les différents éléments de son écosystème gravitant autour, sur un fond spatial lumineux.Comme pour Ethereum et son ETH ou Solana et son SOL, MultiversX repose sur un token natif : l’EGLD (eGold). C’est à la fois le carburant du réseau et l’actif central de son écosystème.

Utilité principale du token

  • Frais de transaction : chaque opération (paiement, smart contract, swap) se règle en EGLD.

  • Staking : les détenteurs peuvent verrouiller leurs EGLD pour sécuriser le réseau via le consensus SPoS. En échange, ils reçoivent des récompenses en EGLD.

  • Gouvernance : les validateurs et les stakers participent aux votes liés à l’évolution du protocole.

  • Collatéral : utilisé dans la DeFi (xExchange) comme garantie pour des prêts ou pour farmer des rendements.

Tokenomics

  • Supply initiale : 20 millions de tokens (réduite après un swap du token ERD → EGLD en 2020).

  • Inflation contrôlée : les récompenses de staking diminuent avec le temps.

  • Mécanisme déflationniste : une partie des frais de transaction est brûlée (burn), réduisant l’offre en circulation.
    👉 En théorie, l’EGLD combine sécurité, rareté et incitation économique.

Performances passées

  • 2020 : lancement mainnet, prix autour de 20 $ après le swap.

  • 2021 : bullrun → EGLD atteint un ATH à plus de 540 $ (novembre 2021).

  • 2022–2023 : bear market → chute massive, sous les 40 $.

  • 2025 : reprise progressive dans le cadre du bullrun actuel, mais toujours loin de son sommet historique.

Distribution & staking

  • Environ 50 % des EGLD en circulation sont stakés, preuve de la confiance des holders dans le réseau.

  • Plus de 3 200 validateurs répartis dans le monde (chiffres à actualiser selon le moment), garantissant la sécurité et la décentralisation du protocole.

En résumé

EGLD n’est pas qu’un simple “carburant” pour faire tourner le réseau. C’est un actif pensé pour être rare, incitatif et multifonctionnel, à la fois outil de paiement, levier de gouvernance et source de rendement.
Reste à voir si, dans un marché où Ethereum et Bitcoin captent l’essentiel de l’attention, EGLD saura maintenir sa place et séduire au-delà de sa communauté fidèle.

5. Les points forts de MultiversX

MultiversX ne manque pas d’atouts, et certains en font un projet singulier dans la jungle des blockchains.

Une technologie solide et scalable

  • Sharding adaptatif + consensus SPoS → un combo unique qui permet à MultiversX d’afficher une capacité théorique de 100 000 transactions/seconde.

  • Finalité rapide (≈ 6 secondes), frais très bas, et un réseau qui n’a pas connu de pannes majeures comme Solana.
    👉 En termes de robustesse, MultiversX fait partie des blockchains les plus stables du marché.

Un écosystème intégré

Contrairement à beaucoup de concurrents qui se limitent à fournir une infrastructure, MultiversX a construit :

  • xPortal (super-app : wallet, chat, identité numérique, avatar 3D),

  • xExchange (DeFi native),

  • xMoney (paiements crypto pour les marchands).
    👉 Résultat : l’utilisateur n’a pas besoin d’installer dix applis tierces → tout est centralisé dans une expérience fluide.

Un ancrage européen unique

Alors que la majorité des blockchains d’envergure viennent des États-Unis ou d’Asie, MultiversX assume son identité européenne.

  • Siège en Roumanie, une équipe fière de ses racines.

  • Avantage stratégique dans un contexte de réglementation européenne (MiCA) qui pourrait favoriser les projets locaux.
    👉 Pour beaucoup d’utilisateurs européens, MultiversX représente une alternative crédible et “proche de chez eux”.

Une communauté engagée

La force d’EGLD réside aussi dans sa communauté très active.

  • Présente sur Twitter, Telegram, Reddit, etc.

  • Forte culture “hodl” (beaucoup stakent leurs EGLD sur le long terme).

  • Multiplication de meetups et d’événements locaux en Europe.
    👉 Une énergie qui rappelle les early communities d’Ethereum ou Cardano.

Vision long terme

  • MultiversX n’a pas seulement voulu être une blockchain “rapide”.

  • Le projet assume une vision Web3 + métavers + finance à long terme, même si le timing a été maladroit (cf. rebranding 2022).
    👉 Cette constance stratégique inspire confiance à une partie des investisseurs et utilisateurs.

En résumé :
MultiversX combine solide techno, écosystème intégré, identité européenne et communauté engagée.
Autant de facteurs qui le distinguent dans un marché saturé, même si la bataille contre les géants (Ethereum, Solana) reste titanesque.

6. Les limites et défis de MultiversX

Malgré ses atouts, MultiversX doit faire face à plusieurs obstacles qui freinent son adoption massive.

Une adoption encore limitée hors de la communauté

  • MultiversX a une base de fans fidèles et engagés, mais peine à séduire au-delà.

  • Les développeurs continuent majoritairement de privilégier Ethereum et ses Layer 2 (Arbitrum, Optimism), ou encore Solana pour ses performances.

  • Résultat : l’écosystème d’applications sur MultiversX reste moins fourni que chez ses concurrents.

Une concurrence féroce

  • Ethereum reste l’incontournable, avec une avance énorme en termes de développeurs, d’applications et de TVL (Total Value Locked).

  • Solana, malgré ses pannes, attire massivement les projets NFT et gaming.

  • Avalanche, Near, Aptos, Sui… les alternatives se multiplient.
    👉 Dans cette guerre des blockchains, il est difficile pour MultiversX d’exister médiatiquement.

Un branding compliqué

  • Le passage de Elrond → MultiversX a semé la confusion.

  • Beaucoup d’investisseurs continuent de parler d’Elrond, certains n’ont pas suivi la transition.

  • La marque “MultiversX” est ambitieuse mais a souffert du contexte : lancée pile au moment où le mot “métavers” devenait ringard.

Un problème de timing

  • L’annonce du rebranding en novembre 2022 arrive juste après la hype Meta/Facebook (octobre 2021).

  • Mais quand MultiversX lance son identité “métavers-ready”, le marché est déjà en plein bear market, avec l’effondrement des NFT et des cryptos.

  • Résultat : ce qui aurait pu être un coup d’éclat en 2021 ressemble, en 2022, à un pari en décalage avec la réalité du marché.

Dépendance aux cycles du marché

  • Comme toutes les cryptos, EGLD reste soumis à la volatilité extrême du secteur.

  • L’ATH de 2021 (540 $) est encore très loin, et il faudra probablement un bullrun massif pour s’en rapprocher.

  • La solidité techno ne suffit pas si l’adoption réelle (utilisateurs, développeurs, marchands) ne suit pas.

En résumé :
MultiversX est un projet visionnaire mais fragile, qui doit réussir à dépasser sa communauté fidèle pour séduire le grand public et les développeurs tiers.
Son branding ambitieux lui a permis de se projeter dans le futur, mais il reste handicapé par un timing malheureux et une visibilité limitée face aux mastodontes du secteur.

7. Quel avenir pour MultiversX ?

Un bullrun comme catalyseur

Historiquement, les projets blockchain connaissent leurs périodes de gloire lors des bullruns.

  • En 2021, l’ATH d’EGLD à 540 $ a été atteint au cœur de l’euphorie.

  • En 2022–2023, l’écosystème a souffert du bear market mais a continué à se construire (xPortal, xMoney, partenariats).
    👉 Le bullrun de 2025 pourrait offrir à MultiversX une seconde chance médiatique, surtout si l’attention du marché se détourne des seuls Ethereum et Solana.

L’Europe comme terrain de jeu stratégique

  • Avec la mise en place de MiCA (Markets in Crypto-Assets), l’Europe devient un terrain favorable aux projets conformes.

  • MultiversX, basé en Roumanie, peut jouer la carte de la blockchain européenne régulée et crédible.

  • Si xMoney réussit à séduire les marchands européens, MultiversX pourrait s’imposer comme une infrastructure de paiement dans un continent encore en quête de champions numériques.

Le pari du grand public : xPortal

  • L’un des plus gros atouts de MultiversX est sa volonté de séduire au-delà des crypto-initiés.

  • Avec xPortal, le projet veut créer une super-app crypto-sociale : wallet, chat, avatars, finance.

  • Si cette approche réussit, MultiversX pourrait devenir le “WeChat du Web3”, avec une adoption organique par des millions d’utilisateurs.

Le métavers, pari toujours incertain

  • L’annonce de xWorlds en 2022 était visionnaire, mais mal calibrée.

  • En 2025, le métavers n’a toujours pas percé auprès du grand public, mais certaines briques (NFT, gaming, avatars) restent pertinentes.

  • MultiversX garde donc un pied dans la porte en attendant que la vague reparte.

L’avenir d’EGLD

  • Le token EGLD restera central : frais, staking, gouvernance, collatéral.

  • Sa valeur dépendra directement de l’adoption des services (xPortal, xMoney, xExchange).

  • Si l’écosystème décolle réellement, EGLD pourrait connaître une nouvelle dynamique haussière.

En résumé :
MultiversX a les cartes pour redevenir un acteur majeur du Web3, mais tout dépendra de deux facteurs :

  1. Sa capacité à séduire les utilisateurs grand public grâce à xPortal et xMoney.

  2. Le contexte de marché, qui doit rester porteur pour que l’écosystème bénéficie du bullrun.

Un pari risqué, mais pas impossible : si Ethereum reste le leader et Solana le challenger, MultiversX pourrait bien devenir le champion européen que beaucoup attendent.

Conclusion

MultiversX, ex-Elrond, est un projet qui a toujours vu grand. Avec une technologie robuste (sharding adaptatif, consensus SPoS), un écosystème intégré (xPortal, xExchange, xMoney) et une identité européenne unique, il s’est forgé une place singulière dans la bataille mondiale des blockchains.

Son rebranding vers le “multivers” en 2022 a pu sembler maladroit dans son timing, tant le métavers s’est essoufflé dès la fin du bullrun. Mais ce virage a aussi donné au projet une ambition plus large, tournée vers l’expérience utilisateur et l’adoption grand public. Aujourd’hui, l’enjeu est clair : dépasser sa communauté fidèle pour séduire des millions d’utilisateurs quotidiens.

Avec le bullrun actuel, un contexte réglementaire européen favorable, et une app super accessible comme xPortal, MultiversX a une fenêtre d’opportunité rare.
Sera-t-il l’Ethereum européen ou restera-t-il un outsider de luxe ?
La réponse dépendra de sa capacité à transformer sa vision en adoption réelle.

Disclaimer

Cet article est à visée éducative et informative. Il ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils et risqués. Faites toujours vos propres recherches avant de prendre une décision financière.

FAQ sur MultiversX (EGLD)

Qu’est-ce que MultiversX ?

MultiversX, anciennement Elrond, est une blockchain européenne lancée en 2020. Elle mise sur la vitesse, la scalabilité et un écosystème complet (xPortal, xExchange, xMoney) pour séduire le grand public et les développeurs.

Quelle est la différence entre Elrond et MultiversX ?

Elrond est le nom d’origine du projet. En novembre 2022, il a été rebrandé en MultiversX pour refléter une vision plus large (Web3, finance, métavers, super‑app xPortal). Techniquement, c’est la même blockchain, avec une ambition élargie.

Qu’est-ce que le token EGLD ?

EGLD (eGold) est le token natif de MultiversX : frais de transactions, staking (sécurité SPoS), gouvernance et collatéral DeFi.

Quelle est la vitesse de MultiversX ?

Grâce au sharding adaptatif et au consensus SPoS, la capacité théorique atteint ~100 000 TPS, avec une finalité autour de 6 secondes.

À quoi sert l’application xPortal ?

xPortal est la super‑app : wallet, paiements, chat, identité numérique, accès DeFi/NFT et passerelles vers des expériences métavers.

MultiversX est‑il une blockchain européenne ?

Oui. Le projet est basé en Roumanie. Dans le cadre de MiCA, cet ancrage européen peut devenir un avantage réglementaire et business.

MultiversX est‑il un bon investissement ?

Projet techniquement solide et ambitieux, mais soumis à la volatilité crypto. Le succès dépendra de l’adoption des services et du marché. Ceci n’est pas un conseil financier.

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